Vingt-trois ans après la parution du premier tome de Pierre Bottero, la légende de Gwendalavir s’anime enfin sur nos écrans. Entre respect de l’œuvre originale et modernité éclatante, la série diffusée sur Okoo est le cadeau de Saint Valentin que tous les fans attendaient.

Un projet né du cœur (et des fans)
Avant même de parler d’images, il faut parler d’amour. La série n’aurait sans doute jamais vu le jour sans une mobilisation historique sur la plateforme Kickstarter. Avec plus de 200 000 € récoltés, le studio français Andarta Pictures a prouvé que la communauté de Pierre Bottero était toujours aussi vibrante.
Ce soutien massif a permis aux créateurs de prendre le temps nécessaire pour peaufiner une “bible” graphique et littéraire digne de ce nom et de trouver des partenaires pour mener le projet à terme.
Nous voici 5 ans plus tard et la série débarque enfin intégralement, le 14 février 2026 sur OKoo en France.

L’intrigue : Fidélité et souffle épique
L’histoire reste fidèle au premier tome, D’un monde à l’autre. On y suit Camille, 13 ans, qui découvre par accident le monde de Gwendalavir. Elle n’est plus Camille, mais Ewilan, héritière du « Dessin », ce pouvoir prodigieux qui permet de matérialiser ce que l’on imagine. Elle va alors découvrir le monde et ses origines réelles.
Le scénario parvient à conserver l’équilibre parfait de Bottero : d’un côté, l’humour et l’amitié indéfectible entre Camille et Salim ; de l’autre, la noirceur des redoutables Ts’liches et la responsabilité immense qui pèse sur les épaules d’une adolescente.
La série a été modernisée, intégrant dans la partie non-Gwendalavir des objets modernes qu’on n’avait pas il y a 23 ans.

Une direction artistique audacieuse
Visuellement, le studio a fait le choix d’une animation 2D semi-réaliste, enrichie par des techniques 3D. Le résultat est superbe : les décors sont traités comme de véritables peintures, rendant hommage à la dimension “artistique” de la magie du Dessin. La mise en scène adopte un format large, très cinématographique, qui magnifie les paysages sauvages de Gwendalavir.
Les phases de dessin d’Ewilan sont malines et vraiment très jolies. L’adaptation visuelle est vraiment très sympa et différente de celle faite en BD.
Le récit de cette première saison suit le premier tome de la Quête d’Ewilan : D’un Monde à l’autre.
Pour ceux qui ont grandi avec les livres, l’émotion est immédiate. On retrouve les répliques cinglantes de Salim, la sagesse de Maître Duom et la stature impressionnante d’Edwin Til’Illan. Mais la série ne se contente pas de copier le livre :
- La modernisation : Les réalisateurs ont ajouté des détails autours de la technologie moderne, pour ancrer l’histoire de Camille et Salim dans notre époque.
- L’aspect “Feuilleton” : Les 8 épisodes de 26 minutes s’enchaînent avec une tension narrative qui donne envie de tout “binge-watcher” d’un coup. (c’est ce que j’ai fait).
- L’hommage : On sent dans chaque plan le respect pour Pierre Bottero (disparu en 2009). La série capture cette poésie unique où “l’imaginaire est la seule limite”.

À savoir pour ne rien rater
- Où voir la série ? Sur Okoo, France.tv, et les samedis sur France 4.
- Public : Idéal pour les 9-13 ans, mais absolument indispensable pour les adultes nostalgiques.
- Le petit plus : La série est aussi disponible sur la RTBF (Belgique) et la RTS (Suisse).
Ma conclusion : Si vous avez aimé les livres, vous retrouverez votre âme d’enfant. Si vous ne les connaissez pas, c’est la meilleure porte d’entrée possible dans l’univers d’un des plus grands auteurs de fantasy française. Un sans-faute.
Le premier épisode est disponible sur YouTube :